Il y a quelques jours, la Fondation Louis Vuitton accueillait la finale de la 8ème édition du Prix LVMH, en présence des plus grands noms de la mode.

Le jury, composé de directeurs artistiques (Kim Jones, Jonathan Anderson, Mazia Grazia Chiuri, Marc Jacobs, Virgil Abloh et Stella McCartney), mais aussi de Bernard Arnault, Delphine Arnault (Directrice Générale Adjointe de Louis Vuitton), Sidney Toledano (PDG du LVMH Fashion Group et Jean-Paul Claverie (conseiller de Bernard Arnault et directeur du mécénat de LVMH) était présent aux côtés de l’actrice Isabelle Huppert, choisie pour annoncer les lauréats.

Retour sur la gagnante du Prix LVMH et les 3 lauréats du Prix Karl Lagerfeld.

Nensi Dojaka, grande lauréate du Prix LVMH.

Quels créateurs sont les grands gagnants des Prix LVMH et Karl Lagerfeld 2021 ?

Basée à Londres, la créatrice albanaise obtient son diplôme au Central Saint Martins College of Art and Design de Londres en 2019 et fonde la même année sa marque éponyme. Nensi Dojaka revendique un style résolument féminin et minimaliste faisant la part belle aux jeux de transparence. Ses créations sensuelles et poétiques, entre lingerie et prêt-à-porter, subliment le corps des femmes quelle que soit leur morphologie, et ont déjà convaincu notamment Bella Hadid et Emily Ratajkowski.

J’aime associer mes corsets à des pièces tailoring, comme un pantalon de tailleur bien coupé, mais la petite robe noire demeure l’un de mes best-sellers. Le layering est également l’une de mes signatures, je superpose par exemple un top à l’esthétique lingerie avec une chemise.

Grâce au Prix LVMH, véritable accélérateur de visibilité et de succès, la jeune créatrice recevra la somme de 300.000€ et un an de mentorat chez LVMH.

Trois lauréats pour le Prix Karl Lagerfeld, une première dans l’histoire des récompenses.

Quels créateurs sont les grands gagnants des Prix LVMH et Karl Lagerfeld 2021 ?
Rui et ses oeuvres d’art corporelles.

Diplômée de Parsons en 2018, la créatrice d’origine chinoise Rui Zhou, basée entre New-York et Shanghai, lance sa marque « Rui » en 2019. Celle qui a déjà participé à trois fashion weeks new-yorkaises promet des créations unisexes faisant écho aux matières et aux corps. Telles de véritables oeuvres d’art corporelles, les collections sont poétiques, puissantes et délicates mettant en valeur « les imperfections, le mal aimé, le brisé ».

Lukhanyo Mdingi, le raffinement moderne comme identité.

C’est en 2015 que Lukhanyo Mdingi lance sa marque éponyme, année d’obtention de son diplôme à l’Université de technologie de la péninsule du Cap. Ses créations mêlent tailoring et artisanat africain. L’objectif du créateur ? Proposer des pièces esthétiquement accessibles, sophistiquées, fonctionnelles et portables, tout en y ajoutant une multitude de références interculturelles.

Le maximalisme de Kidsuper.

Après un parcours atypique et un diplôme de mathématiques à l’Université de New York, Colm Dillane fonde sa marque de streetwear baptisée « Kidsuper ». Ses collections, déjà portées par Jay-Z ou Young Thug, revendiquent une forme de maximalisme. Les pièces colorées aux influences undergrounds révèlent des peintures et dessins figuratifs, dessinés par le créateur lui-même.

Les trois gagnants du Prix Karl Lagerfeld percevront la somme de 150.000€ et un an de mentorat chez LVMH.

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