Pour le dernier jour de la Fashion Week parisienne, c’est depuis le Grand Palais Éphémère installé au champs de mars que Chanel a orchestré son défilé printemps-été 2022, sous les yeux des célébrités et amis de la maison, Lily-Rose Depp, Charlotte Casiraghi ou encore Kristen Stewart.

Un show intimiste à l’image de ceux des années 80. 

À défaut d’investir le Grand Palais comme à son habitude, c’est à travers le décor et la magie du défilé que la maison de la rue Cambon a rendu hommage à son illustre Directeur Artistique, Karl Lagerfeld. Chanel fait ainsi revivre la frénésie des podiums surélevés des années 80, et la fosse de photographes qui les entouraient, mis ici à l’honneur.

Parce que la mode, ce sont des vêtements, des mannequins et des photographes. Karl Lagerfeld photographiait lui-même les photos des campagnes de CHANEL. Aujourd’hui, je fais appel à des photographes. J’adore le regard qu’ils portent sur CHANEL. Cela me soutient et m’inspire.

VIRGINIE VIARD – DIRECTRICE ARTISTIQUE, CHANEL

Les mannequins, remises au centre du défilé, s’amusent devant les flashs des photographes. Comment un moment de fête, elles échangent entre elles des regards complices, posent, font demi-tours, tout en faisant virevolter leurs cheveux. 

Et puis j’adorais le son des flashs qui crépitaient lors des shows dans les années quatre-vingts, quand les mannequins défilaient sur un podium surélevé. J’ai eu envie de retrouver cette émotion.

VIRGINIE VIARD – DIRECTRICE ARTISTIQUE, CHANEL

Une collection festive et sobre à la vibe 80s. 

Tout dans cette collection rend hommage aux années 80, les années Karl, et à sa fabuleuse manière de réinventer les codes de la haute couture hérités de Gabrielle Chanel.

La femme Chanel est bien dans son temps, plus joyeuse et libérée que jamais. Les robes sont courtes, en tweed coloré ou rayé, tout comme les mini-jupes ou brassières à paillettes. Les tailleurs signatures sont déclinés en mini-short, en jupe asymétrique, droite ou évasée. Le mini-jupes font la part belle aux brassières. Les sacs peuvent quant à eux être portés à la main ou à l’épaule ; mini sac façon vanity, larges cabas souples ou encore coeur et cube doré, toujours orné d’une chaîne signature. La palette de couleurs pastel règne ici en maître, conjuguée à la pureté graphique et noir et blanc et aux rayures colorées.

Enfin, symboles de sensualité féminine dans les années 1980, les maillots de bain s’imposent ici comme le véritable fil rouge de la collection. Minimalistes, simples et efficaces, ils sont parfois bicolores, parfois gansés d’or, estampillés du logo ou glissés sur un top.

Retrouvez ici le second volet de la collaboration Messika x Kate Moss.